COLLECTIF EGRAINE/ LABO DE L’ESS / FABRIQUE DES TRANSITIONS
LE PROJET SOUTENU
Soutien à la phase 2 de l’étude‑action « L’éducation populaire au service d’une transition écologique juste », pour renforcer les coopérations locales entre ESS, éducation populaire et pouvoirs publics.
LE CONTEXTE
Face à l’urgence climatique et aux inégalités sociales, de nombreux territoires peinent à construire une vision partagée d’une transition écologique juste et à structurer la coopération entre économie sociale et solidaire, éducation populaire et pouvoirs publics. Pour répondre à ces enjeux, le Labo de l’ESS, e-graine et la Fabrique des transitions ont mené une première phase d’étude‑action sur trois territoires pilotes : Bergerac, Dunkerque et Strasbourg (Eurométropole). Cette phase 1 a permis d’élaborer une théorie du changement pour la transition écologique juste et de la décliner en un outil opérationnel, le « radar », destiné à l’auto‑évaluation des acteurs locaux. Portée par une centaine de participant.e.s et 53 professionnel.le.s, cette démarche a abouti à une publication diffusée largement et à une restitution nationale. Les collectivités partenaires ont exprimé leur volonté de prolonger le travail à partir des diagnostics territoriaux réalisés, ouvrant ainsi la voie à une phase 2 centrée sur la mise en œuvre concrète et l’essaimage.
LE PROJET EN DÉTAIL
Le projet correspond à la phase 2 de l’étude‑action « L’éducation populaire au service d’une transition écologique juste », menée sur deux ans (2026‑2027) par le consortium composé du Labo de l’ESS, d’e-graine et de la Fabrique des transitions. Il vise à opérationnaliser la théorie du changement élaborée en phase 1, en renforçant l’appropriation des outils, en déployant des actions concrètes sur les territoires pilotes et en élargissant la démarche vers plus de formation-action à de nouveaux réseaux et territoires.
Un premier axe consiste à nourrir la théorie du changement, créer les conditions d’engagement et structurer une trajectoire d’action. Le consortium organise des interventions (demi‑journées ou journées) au sein de réseaux de l’ESS, de l’éducation populaire et de collectivités, afin de présenter la démarche, de travailler la compréhension de la transition écologique juste et d’utiliser le radar* comme outil d’auto‑évaluation collective. Des sessions en visioconférence complètent ce dispositif pour diffuser plus largement les résultats, les productions écrites de la phase 1 et celles à venir. Ces temps visent à accompagner les professionnel.le.s de la transition écologique et sociale dans la prise en main de la théorie du changement et du radar jusqu’en septembre 2026.
Un second axe porte sur l’action territoriale. Sur chacun des trois territoires pilotes – Bergerac, Dunkerque et Strasbourg/Eurométropole – une ou plusieurs propositions issues des diagnostics territoriaux sont sélectionnées pour être mises en œuvre et faire l’objet de parcours de capitalisation combinant apports théoriques, retours d’expériences et transmission entre pairs. Le projet prévoit différents temps d’intervention par territoire pour préciser ces modules, identifier les organisations locales susceptibles de les porter et construire des coopérations concrètes entre collectivités, structures de l’ESS, acteurs de l’éducation populaire et autres initiatives de transition. Il s’agit de passer de la recherche‑action à une approche de formation-action opérationnelles ancrés dans les réalités locales, tout en s’appuyant sur des outils tels que l’autodiagnostic par exemple.
Un troisième axe en 2027 visera à favoriser le partage d’expérience et l’essaimage via un groupe de travail élargi. Des rencontres, programmées d’ici octobre 2026, réunissent les territoires d’expérimentation et les organisations partenaires pour partager les avancées, les difficultés et les enseignements. De nouveaux territoires et réseaux nationaux, tels que le RTES (Réseau des collectivités Territoriales pour une Économie Solidaire) et l’UDES (Union des employeurs de l’ESS), sont associés à ces échanges. Ce cadre collectif doit permettre l’émergence éventuelle d’actions interterritoriales et le renforcement des coopérations au‑delà des trois territoires pilotes.
L’ensemble du projet repose sur la complémentarité des trois organisations du consortium. Le radar et la théorie du changement demeurent les outils structurants, déclinés en interventions de terrain, accompagnements et temps de capitalisation. Les résultats attendus incluent une appropriation élargie de la théorie du changement, la mise en œuvre de propositions concrètes sur les territoires pilotes, le renforcement des coopérations entre ESS, éducation populaire et pouvoirs publics, l’ouverture à de nouveaux réseaux et la production d’un rapport actualisé, présenté lors d’une restitution nationale.
*Dans le but d’opérationnaliser cette théorie du changement, celle-ci a été déclinée sous forme d’un radar conçu comme un support permettant d’auto-évaluer le positionnement des parties prenantes et d’interroger les conditions et moyens à mettre en place collectivement pour réussir localement cette transition. Cet outil a servi de base à l’analyse des territoires pilotes. Les travaux ont été publiés fin 2025, à la suite de la restitution devant 235 personnes (le replay est disponible).
LA STRUCTURE
Le projet est porté par un consortium de trois structures complémentaires. Le Labo de l’ESS, think tank créé en 2010 par Claude Alphandéry et basé à Paris, s’appuie sur une communauté d’acteurs pour co‑construire et diffuser des travaux innovants et impulser des dynamiques collectives démontrant la capacité transformatrice de l’économie sociale et solidaire. Le mouvement d’éducation populaire e-graine, implanté via six associations locales (Bordeaux, Lyon, Nantes, Paris, Toulouse, Troyes), développe l’éducation à la citoyenneté mondiale et place l’éducation populaire au cœur des politiques publiques pour renforcer le pouvoir d’agir des citoyens. La Fabrique des transitions, association réunissant plus de 400 organisations publiques et privées, anime une alliance de territoires en transition, accompagne la mise en œuvre d’une ingénierie de projets de transition et conçoit des méthodes pour atteindre une transition systémique et un changement durable. Ensemble, ces trois structures mettent leurs expertises au service d’une transition écologique juste fondée sur la coopération.
Le consortium composé du Labo de l’ESS, E-Graine et La Fabrique des Transitions, a été initié au sein de la communauté des partenaires de la fondation. Après quelques mois d’interconnaissance sur les méthodes et spécificités de chaque association, la 1ère phase de terrain a dégagé des conclusions très prometteuses sur le potentiel de changement systémique pour une transition juste sur les 3 territoires d’expérimentation. La phase 2 va désormais permettre de mettre en application des projets concrets issus de la recherche-action et d’élargir le programme à d’autres territoires pour amplifier les enjeux de coopérations locales donnant toute sa mesure à l’axe Agir collectif de la Fondation Crédit Coopératif.
Vous pourriez aussi être intéressé(e) par...
LABO DE L'ESS / E-GRAINE / LA FABRIQUE DES TRANSITIONS
START-UP DE TERRITOIRE