ESS et numérique : choisir nos technologies, plutôt que les subir
Valérie Scheibel, administratrice de la Fondation Crédit Coopératif et auteure de ce billet.
Du « tout-numérique » subi au « numérique juste »
Le numérique dans l’ESS ne se résume ni à un logiciel de gestion, ni à un site internet plus performant. Il questionne nos façons de coopérer, de décider, de consommer, d’inclure ou d’exclure. La montée en puissance de l’IA générative suscite à la fois curiosité et inquiétude : biais, confidentialité des données, risques pour l’emploi, dépendance à quelques grandes plateformes et de ses conséquences environnementales.
Au-delà des outils, il paraît essentiel de diffuser une culture commune de l’IA : c’est notamment ce que porte notre partenaire Latitudes & Share IT dans son programme « IA for good ».
Dans le même temps, certaines personnes n’ont pas d’équipement numérique, et d’autres disposent d’équipements dépassés ou peu fonctionnels. Le « progrès » technologique peut profiter à chacun.e et contribuer à la valorisation du patrimoine culturel régional.
Dans ce contexte, des initiatives permettent de sauvegarder le patrimoine immatériel des musiques actuelles avec la Fabrik à Sons. Elles constituent un bon moyen de contribuer au rayonnement du patrimoine culturel.
Du bon usage de l’IA à la promotion du patrimoine culturel, une même question se pose : quel numérique voulons-nous pour l’ESS demain ? Un numérique qui s’impose, ou un numérique que l’on façonne, à partir de nos besoins et de nos valeurs ?